Bienvenue sur le site du Syndicat de la critique Théâtre, Musique et Danse

Site dédié à l'activité artistique du théâtre, de la musique et de la danse, cet espace a pour vocation de réunir les informations liées à l'actualité artistique et destinées à l'ensemble de la profession.

Les dernières nouvelles concernant le Syndicat se trouvent en page Actualité. Si vous êtes adhérents, vous pouvez également télécharger sur ce site (ici) l'ensemble des dates des principaux programmes passés et à venir. 

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SYNDICAT de la Critique Théâtre Musique Danse
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LE MOT DE LA PRESIDENTE

Profession critique

Qui connaît Gilles Sandier ? Cette interrogation m’a paru évidente après avoir vu, à la Maison de la Poésie, le dernier spectacle de Philippe Caubère sur André Benedetto, « Urgent crier ! ». Car il est question, au cours du spectacle, de Gilles Sandier, critique à Arts et spectacles, à La Quinzaine littéraire ou encore au Masque et la plume. À partir des années soixante, cet agrégé de lettres qui continua d’enseigner tout en pratiquant l’exercice de la critique, a défendu une critique « résolument partiale et polémique ». Dès leurs débuts il a défendu Brecht, André Benedetto, Ariane Mnouchkine, Roger Planchon, Patrice Chéreau…
Qui se souvient de Jean-Louis Bory (et de Georges Charensol) ? François Morel a eu l’heureuse idée de monter « Instants critiques », un spectacle qui retrace les échanges de haute volée entre ces deux critiques de cinéma dans les années soixante. Bory défendait un cinéma d’auteur, un cinéma engagé, un cinéma politique. Tout comme Sandier pour le théâtre.
Parmi la multitude de spectacles qui depuis septembre sont légion, en voici donc deux qui rendent hommage, à leur manière, à deux critiques, à la critique. Hasard ou coïncidence? Ces spectacles ne parlent pas au passé. Ils soulignent, avant tout, l’importance d’une critique qui ne plie pas, ne rompt pas, en dépit des avis de tempête qui planent sur nos métiers, sur nos outils de travail ; malgré la confusion entretenue entre communication, information et critique.
Et si la communication semble dominer la situation, ne nous laissons pas abuser par elle. Comme au rugby, un match n’est jamais fini tant que la fin n’a pas été sifflée. La critique n’a pas dit son dernier mot. Bien au contraire. Les enjeux qui se dessinent sur les plateaux, qu’ils témoignent d’une vitalité fracassante ou d’un académisme en trompe-l’œil, qu’ils concernent la création ou la politique culturelle dans une période aussi incertaine que la notre (inquiétante à bien des égards, passionnante aussi pour tout ce qu’elle réserve d’inconnu), sont loin d’être mineurs. Ils sont au cœur de notre métier. Fédérer au sein de notre syndicat toujours plus d’autres confrères contribue aussi à nous affirmer comme un interlocuteur incontournable dans le paysage. Vous avez dit profession critique…

Rappel
Ces derniers temps, un vent mauvais semble souffler sur le théâtre. Il émane de certains groupuscules extrémistes qui prétendent empêcher des représentations en s’attaquant nommément aux artistes ; en menaçant les théâtres et les spectateurs. Le syndicat a vivement réagi (lire déclaration ici) et reste vigilant.

Marie-José Sirach, novembre 2011




QUI SOMMES-NOUS ?

Avatar de l'association des critiques dramatiques et musicaux créée en 1877, le syndicat professionnel de la critique dramatique et musicale a été institué en 1960. Ouvert depuis 2002 aux critiques de danse, il compte en 2009 cent cinquante-six membres répartis en trois collèges : théâtre, musique et danse.
Organisme au service de ses adhérents, le syndicat publie chaque mois la liste des générales des théâtres parisiens et régionaux. Il édite chaque  année à l'automne « la Lettre du Syndicat » qui rend compte de ses activités et travaux de réflexion et publie la liste et les coordonnées de ses adhérents.
A travers ses « Grands Prix de la critique » remis annuellement, le syndicat distingue les spectacles et les personnalités artistiques (comédiens, metteurs en scène, musiciens, chorégraphes…) qui ont marqué la saison.
Le syndicat ne se contente pas d'être une instance de distinctions et de prestations de services, il se veut également un espace où s'exposent les interrogations et s'échangent les idées (organisation de colloque, tables rondes, éditions spéciales). En contribuant financièrement aux stages de formation de jeunes critiques organisés par l'AICT (Association Internationale des Critiques de Théâtre) dont il est membre fondateur, le syndicat manifeste sa volonté d'être également le lieu où se forge l'avenir.
Partenaire actif de la vie culturelle, le syndicat reçoit l'aide du ministère de la culture et de la communication.